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Devenir docteur.e en sciences à l’Institut de la Vision

Avec plus d’un tiers de ses effectifs en formation, sa volonté d’accompagner de nouvelles générations de scientifiques s’appuie sur une forte attractivité et une capacité d’encadrement importante. Cela révèle un engagement collectif fondé sur la culture du partage et de la transmission.

Devenir docteur en sciences à l’Institut de la Vision

Un flux continu de formation et de renouvellement des idées

Le doctorat est le plus haut diplôme de l’enseignement supérieur (bac+8). Il se prépare après un master (bac+5), obtenu à l’université ou en école d’ingénieurs, au sein d’une équipe de recherche. Concrètement le doctorant / la doctorante travaille pendant trois à quatre ans sur un projet original et précis, pour amener de nouvelles connaissances scientifiques.

À l’Institut de la Vision, le doctorat est une immersion dans un écosystème de recherche riche, où cohabitent biologie, génétique, imagerie, optique adaptative, data science... Les doctorants participent à la vie de leur équipe de recherche, conçoivent et pilotent des projets, apprennent à publier, à présenter leurs travaux en interne et en congrès et à collaborer avec d’autres laboratoires, en France et à l’international. L’encadrement repose sur un modèle assez souple mais structuré pour faciliter l’autonomie sans jamais isoler. Au-delà de la disponibilité des encadrants, c’est tout un collectif d’ingénieurs, de post‑doctorants et de doctorants plus avancés qui jouent un rôle clé dans la transmission de savoir‑faire. La proximité d’expertises au même endroit rend l’entraide très concrète : une question envoyée sur une liste interne ou posée de façon informelle à une autre équipe peut suffire à débloquer une expérience, trouver un protocole optimisé ou créer une nouvelle collaboration.

L’autre spécificité de la formation doctorale à l’Institut de la Vision tient à la proximité immédiate avec l’hôpital national des 15‑20 et ses patients. Cette immersion dans un environnement proche de la clinique permet de mesurer l’impact potentiel de ses recherches, tout en apprenant à dialoguer avec des professionnels de santé, à adapter ses protocoles aux contraintes des patients et à expliquer ses recherches de manière accessible. Elle donne un sens concret aux projets de recherche.

Cet équilibre entre exigence scientifique et encadrement bienveillant permet aux doctorants de s’orienter ensuite vers des parcours variés : post-doctorat à l’étranger, concours de chargés de recherche, carrières hospitalo-universitaires ou encore fonctions d’expertise dans l’industrie de la santé.

Le programme TALENT, un accompagnement sur la durée

Pour soutenir la suite de la carrière scientifique, l’Institut a lancé le programme TALENT (Training and Advising for Launching Emerging New Talents).

Destiné aux post-doctorants et jeunes chercheurs titulaires, il propose un accompagnement individuel, combinant appui pédagogique, administratif, budgétaire et juridique. L’objectif est de faciliter l’accès à des financements compétitifs et de soutenir la création de nouvelles équipes de recherche.

Le programme offre un accompagnement concret : identification des financements publics et privés, aide au montage de projets, préparation aux concours, mise en relation avec des partenaires. Créé par l’équipe Programmes et l’équipe Philanthropie, il s’appuie également sur l’expérience des chercheurs seniors de l’Institut, qui partagent leurs retours, relisent de manière critique les dossiers et se mobilisent pour renforcer les candidatures.

Depuis son lancement en juin 2025, 23 jeunes chercheurs sont accompagnés.

Talent

Faire sa thèse, deux parcours de doctorantes

 

 

Maëlle Delmas, 1ère année

MAËLLE DELMAS, 1ÈRE ANNÉE
Équipe de Deniz Dalkara, Thérapies géniques et modèles des maladies neurodégénératives

Formée en école d’ingénieurs en biotechnologies, Maëlle a d’abord rejoint l’Institut comme ingénieure d’études avant de poursuivre en doctorat. Son projet de recherche porte sur l’optimisation de vecteurs viraux capables de délivrer des gènes dans les cellules de la rétine, en combinant biologie expérimentale et intelligence artificielle.

« On parle souvent de communauté scientifique au sens très large, mais là, à l’échelle d’un institut, c’est vraiment le sentiment de communauté qui prédomine. On côtoie des équipes qui ont des projets très différents, mais qui se rejoignent sur beaucoup de points. »

Maëlle Delmas

Julia Granier, 3ème et dernière année

JULIA GRANIER, 3ÈME ET DERNIÈRE ANNÉE
Équipe de Kate Grieve, Imagerie en direct chez les patients et les cellules

Ingénieure diplômée de l’Institut d’Optique Graduate School (SupOptique), Julia a découvert la recherche biomédicale lors de son stage de fin d’études à l’Institut de la Vision.
Aujourd’hui en thèse, elle développe un système d’imagerie rétinienne à haute résolution pour cartographier l’activité des photorécepteurs à échelle cellulaire et pour identifier de nouveaux biomarqueurs. Son travail se situe à l’interface entre physique et médecine. Elle mène également des actions de sensibilisation et des premières expériences d’enseignement.

« En voyant des patients tous les jours, j’ai pris conscience que j’avais besoin de travailler sur quelque chose de concret qui avait un impact sociétal fort. »

Julia Granier