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Relier la connaissance fondamentale,
l’innovation et les besoins des patients

L’Institut de la vision repose sur 4 piliers : Comprendre les bases de notre vision ; Préserver notre vue ; Redonner aux patients aveugles une vision utile ; Développer de nouveaux outils diagnostiques.

Serge Picaud

Serge Picaud

Directeur de l’Institut de la Vision

Les objectifs de Préserver la vue ou Redonner une vision utile répondent à des enjeux majeurs de santé publique et de qualité de vie. L’idée est d’accompagner les patients en fonction de l’état d’avancement de leur pathologie visuelle.

Ces grandes avancées ne peuvent naître que sur la base d’une recherche fondamentale solide pour élucider les mécanismes intimes de la vision et de ses dérèglements mais aussi sur la base du développement de technologies d’investigation ultra-innovantes. Comprendre comment une cellule naît, comment elle fonctionne, comment elle transmet des signaux à ses voisines ou au cerveau, c’est ouvrir de nouveaux chemins pour comprendre pourquoi elle peut dégénérer ou dysfonctionner et ainsi proposer de nouvelles solutions thérapeutiques.

Les technologies de pointe nous permettent de mieux comprendre le système visuel mais aussi de mettre au point des approches de thérapie génique, thérapie cellulaire, des outils diagnostiques de nouvelle génération. L’intelligence artificielle est présente à l’Institut depuis de nombreuses années pour modéliser le traitement de l’information visuelle mais elle se généralise pour accélérer le développement de nos agents thérapeutiques. Ce qui paraissait hier encore relever de la science-fiction devient peu à peu tangible comme pour la restauration visuelle. Lorsqu’un patient retrouve des capacités visuelles utiles au quotidien, c’est toute la raison d’être de notre Institut qui prend corps.

Cette dynamique est rendue possible par le dialogue entre des cliniciens et des scientifiques de différents horizons (biologistes, physiciens, mathématiciens, ingénieurs…) qui croisent leurs savoirs pour transformer les défis cliniques en questions scientifiques. C’est ainsi le cas de Valentina Emiliani, Physicienne élue Femme de l’année par l’Académie des sciences, qui travaille sur des dispositifs optiques à l’Institut. C’est cette intelligence collective, au plus près des besoins des patients et des enjeux de santé publique, qui fait la force et la singularité de l’Institut de la Vision et permet de développer des applications concrètes.

L’année écoulée a confirmé la vitalité de cet élan, avec notamment des résultats impressionnants pour la prothèse rétinienne PRIMA, l’identification de nouveaux gènes impliqués dans des maladies rétiniennes rares et communes, et une meilleure compréhension des mécanismes inflammatoires. L’accessibilité de l’oeil à la chirurgie, sa fenêtre optique via la cornée et sa petite taille en font une structure idéale pour la validation de thérapies à tel point que l’ophtalmologie figure aujourd’hui parmi les domaines médicaux les plus dynamiques en matière d’innovation thérapeutique. Le vieillissement de la population avec le corollaire de la DMLA, du glaucome ou de la rétinopathie diabétique et l’épidémie de myopie chez les jeunes soulignent également l’urgence de notre mission.

Cette urgence médicale et sociétale nous impose aujourd’hui de poursuivre une recherche ambitieuse, rigoureuse et ouverte, à même de produire des découvertes fondamentales ouvrant la voie aux innovations.

À toutes les équipes de l’Institut, à tous nos partenaires, à tous ceux qui nous accompagnent, je veux dire ma confiance et ma gratitude. Grâce à cet engagement collectif, nous continuons à transformer la recherche en espoir, et l’espoir en perspectives concrètes pour les patients.

« L’intelligence collective transforme les défis scientifiques en avancées concrètes. »