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Engagements RSE

Faire bouger les lignes de l’égalité professionnelle et du développement durable

Les chercheurs engagés pour l’égalité professionnelle

Dans la continuité de leur première année de mandat, Karima Kessal (Inserm) et Grégory Gauvain (Sorbonne Université) ont poursuivi leur mission de référents au sein de l’Institut. Désormais composée de sept membres, l’équipe œuvre à sensibiliser la communauté scientifique aux enjeux de l’égalité professionnelle dans la recherche.
Dans ce but et en accord avec la politique des tutelles de l’Institut de la Vision, ils mènent des actions d’information auprès de leurs collègues sur le cadre légal, les dispositifs d’aide, le soutien et la sensibilisation auxquels ils ont droit. Elles se sont traduites cette année par l’organisation de deux séminaires consacrés à l’égalité au travail en présence de représentants des trois tutelles ainsi qu’à l’influence des stéréotypes de genre avec comme invitée, Isabelle Régner, vice-présidente Égalité Femmes Hommes et Lutte contre les discriminations à Aix-Marseille Université. Ils ont également réuni les chercheurs autour d’un petit-déjeuner à l’occasion de la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, en s’associant à l’« Orange Day » de l’ONU Femmes.
Afin de renforcer leur action en faveur de l’égalité, l’équipe souhaite jouer sur différents leviers : organisation de rencontres courtes et régulières pour sensibiliser notamment à l’effet Matilda, la diffusion d’un questionnaire concernant les Violences Sexistes Sexuelles ainsi que la réalisation d’affichages et d’une bibliothèque numérique à destination des chercheurs et chercheuses de l’Institut. Conscients que l’effacement des femmes s’opère en amont des laboratoires, ils prévoient d’ouvrir les portes de l’Institut à des lycéennes pour leur faire découvrir le monde de la recherche à travers des speed meetings et une visite du laboratoire.

Grégory GAUVAIN, Maître de conférences

Grégory Gauvain,

Maître de conférences

« Il est important de sensibiliser aux biais et aux inégalités qui peuvent encore influencer notre société. Ces réalités peuvent freiner certaines avancées et justifient de poursuivre les actions de sensibilisation pour mobiliser largement la communauté scientifique et mieux comprendre leurs origines. »

Karima Kessal, Ingénieure de recherche

Karima Kessal

Ingénieure de recherche

« Les inégalités dans le milieu de la recherche sont un problème dont il faut se saisir. C’est primordial d’avoir plus de diversité et de représentativité. On ne peut pas se permettre d’avoir une vision unique dans la recherche. Ce qui nous manque, ce ne sont pas les idées ni l’ambition, c’est une méthode pour discuter ensemble et les rendre possibles. »

Développement durable

Développement durable : l’heure du bilan et le temps de l’action

« Faire une meilleure science, mener une vie plus agréable, et préserver l’environnement ne sont pas incompatibles » avaient déclaré l’année dernière Matías Goldin et Matthew Chalk, respectivement référents développement durable CNRS et Inserm. Après une phase de sensibilisation et de structuration, les quatorze volontaires de la « Green Team » ont mis en place les premières actions concrètes, aboutissement d’une réflexion collective sur les bonnes pratiques à mettre en place à l’Institut.

La Green team a organisé à l’Institut cinq ateliers 2tonnes. De façon immersive et ludique, les participants ont appris à calculer leur empreinte carbone et à identifier des actions individuelles et collectives concrètes pour construire une trajectoire de décarbonation. Les membres de la Green team ont également suivi une formation pour animer les ateliers dans leurs équipes respectives et pour l’ensemble de l’Institut.

Sous leur impulsion, l’Institut a renouvelé sa participation au Freezer challenge, coordonné par l’organisation à but non lucratif My Green Lab et l’Institut international pour les laboratoires durables (I2SL), en augmentant la température de cinq congélateurs de 10°C. « Un congélateur qui passe de -80°C à -70°C pendant un an équivaut à économiser l’énergie d’un aller-retour en avion entre Paris et New York. » informe Matías Goldin.

Les deux référents ont également établi le bilan carbone de l’Institut à l’aide des outils du collectif Labo1point5. « Nous avons constaté que la majorité de notre émission carbone provenait de nos achats. Nous avons décidé d’agir sur cet aspect : choisir des fournisseurs écoresponsables et promouvoir la réutilisation des équipements ainsi que leur don lorsqu’ils peuvent encore servir. Dans cette optique, nous allons répondre à l’appel à projet Bas Carbone du CNRS pour nous aider dans nos démarches. » annonce Matías Goldin.

D’autres actions sont prévues comme l’installation d’un compost et de poubelles de tri ainsi que l’ajout de rappels d’éco-responsabilité sur les plateformes administratives. Enfin, afin de susciter l’engagement de chercheurs et chercheuses, une charte d’intégrité environnementale est en cours d’élaboration.

Freezer Challenge

À l’Institut de la Vision, ce défi s’est traduit par l’augmentation de la température de cinq congélateurs de 10°C.

Matthew Chalk, Chargé de recherche

Matthew Chalk,

Chargé de recherche

« Nous souhaitons poursuivre nos efforts en informant et en définissant des objectifs clairs auxquels adhéreront l’ensemble des membres de l’Institut. Ces actions et efforts nécessitent l’engagement de toutes et tous. »

Matías Goldin, Chargé de recherche

Matías Goldin,

Chargé de recherche